Formica aquilonia

(Yarrow, 1955)

Mêmes tailles que rufa dans toutes les castes.

Ouvrières

Bord externe des tibias et des fémurs avec 8 à 12 poils . Plus du tiers des mésopleures sans poils, ceux-ci surtout à la partie antérieure et ventraleMarques brunes du thorax peu prononcées, l'espace entre elles rouge clair ou jaune .

   

Reine

Écaille pétiolaire sans longs poils en dessus. Corps et appendices sans longs poils. Scutellum peu luisant, finement strié en long et à points fins.

   

Mâle

Joues avec 2 ou 3 poils pas très longs, nettement plus courts que la largeur de l'œil. Front, entre les carènes latérales, à points imperceptibles. Carènes frontales très peu saillantes. Dos du gastre généralement
sans poils dressés

 

Espèce boréo-alpine : Scandinavie, Alpes au-dessus de 1 200 m, Pyrénées, nord et centre de l'Ecosse, extrême nord de l'Irlande. A chercher en Asie et dans nos montagnes. Les seules localités françaises certaines sont : Hautes-Pyrénées : Barèges (1 750 m, F. Bernard), lac d'Aumar (2 050 m ; F. Ber­nard) ; Pyrénées-Orientales : lac des Bouillouses (2 016 m, F. Bernard) ; Alpes-Maritimes : Turini (1 900 m, F. Bernard) ; Hautes-Alpes : Briançon (Collingwood, 2 000 m).

Dans l'ensemble, aquilonia paraît assez rare par rapport à nigricans, lugubris ou ru/a. Yarrow ne la signale commune que dans de vieilles forêts calédoniennes d'Ecosse, protégées par l'État ou par leurs propriétaires.

Biologie

(Yarrow). Nids généralement d'un mètre de haut, dans les vieilles forêts bien conservées. La structure du nid est la même que chez lugubris, mais on n'y voit pas, comme chez cette dernière une masse noire de grosses ouvrières protégeant le sommet du dôme : donc, chez aquilonia, la fonction défensive est moins marquée chez les individus major. Les stations de France sont surtout au-dessus de 1 800 m, dans de petits bois de Pinus uncinata.

Bibliographie


LES FOURMIS D'EUROPE - FRANCIS BERNARD

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