Solenopsis nicaeensis

(Bernard, 1950)

Ouvrières

Tête des major : longueur 0,62, largeur 0,56, rapport 1,10. Corps uniformément jaune-orangé, premier segment du gastre rembruni chez les major. Tête moyennement ponctuée, une ligne médiane lisse peu nette. Clypéus à 4 dents robustes, mais assez courtes et peu aiguës.
L. 1,6-2,5 mm.

   

Reines

C'est la plus grosse reines connue de France. Dents analogues à celles de l'ouvrière, épinotum anguleux. Nervures alaires noirâtres, bien plus pâles chez les autres Solenopsis décrits.
L. 6,3 à 6,6 mm.

   

Mâle

C'est également le plus grand mâle, mais de peu. Mésonotum court, portant en avant deux bourrelets aplatis, lisses, chacun longé par un sillon. Surface lisse entre ces bourrelets longitudinaux, à gros points sur leurs côtés, densément et très finement striés sur toute la moitié postérieure du mésonotum.
L. 4,5 à 4,7 mm.

 

S. nicaeensis a été trouvé à 23 km de Nice et environ 8 km au nord de Monaco. Il s'agit vraisemblablement d'une forme montagnarde, proche des deux suivantes prises dans le midi et dont l'ouvrière seule est connue.

Alpes-Maritimes : Peille et La Turbie (F. Bernard), Tourrette-sur-Loup (Collingwood), surtout de 500 à 1 000 m, stations calcaires ensoleillées. Assez commun. Corse : Bonifacio, plage de Santa Manza (Bonfils).

Biologie

Habite des rochers pauvres en végétation, parfois en sociétés très peuplées. Essaimage en août-septembre. Peut constituer là plus de 10 % des fourmilières locales. Deux des nids examinés montraient un mélange étroit entre ce Solenopsis et Camponotus aethiops, les autres étaient indépen­dants. Par les rapports de volume entre reines et ouvrières (thorax 26 fois plus gros chez la reine), cette Fourmi est une des formes européennes les plus polymorphes, les autres espèces libres ne dépassant guère 18 pour ce rapport, même chez Solenopsis.

Bibliographie

Les Fourmis d'Europe - Francis Bernard

 

Up

RETOUR